| - Archéologie monumentale, les travaux à l'étranger - | |
|
Le site de Jdidi, Tunisie |
|
|
L'étude de ce site correspond à une collaboration avec l'Institut National du Patrimoine de Tunisie pour exploiter les résultats de dégagements anciens. Le travail a concerné d'abord la basilique méridionale de la petite cité antique de Aradi, avec son environnement profane, et elle a été datée dans ses différents états : construction vers la fin du premier tiers du Ve siècle, réfection du sol de mosaïque environ un siècle plus tard, puis reconstruction totale à l'époque byzantine. A la suite de l'étude de ce monument dont la fonction est sans doute votive, l'intérêt s'est porté sur le groupe épiscopal de la cité, dont on voit ici le baptistère, monument cruciforme, avec, à la croisée, une piscine à lobes, caractéristique de l'époque byzantine. La basilique adjacente reçut d'abord une fonction funéraire, manifestée par le tapis des mosaïques tombales, puis une fonction martyrologique qui s'exprima par la construction d'une contre-abside abritant un sarcophage qui devait contenir des restes vénérés. La cour qui précédait l'édifice et faisait fonction d'atrium fut alors transformée en cimetière. Elle contenait aussi des bâtiments d'habitation. Une deuxième basilique, parallèle complétait l'image du groupe épiscopal. Tous ces monuments semblent bien avoir été abandonnés et ruinés dans le courant du VIIe siècle : aucune occupation du site n'est actuellement décelable à l'époque arabe. C'est le témoignage d'un appauvrissement d'une Afrique qui avait été l'une des Provinces les plus riches de l'Empire. |
|